»[9]. Surnommée le « Sac de pierre », l'école a sinistre réputation[12]. »[170]. Ne craignant plus l'ouverture d'un second front en Extrême-Orient, les troupes sibériennes deviennent ainsi disponibles face aux Allemands au moment crucial de l'hiver 1941. Armés de leurs préjugés racistes, les nazis et leurs collaborateurs poussèrent ad nauseam l'assimilation de Staline, russe ou caucasien, à l'Asiatique dégénéré et cruel — bien qu'Hitler n'ait jamais caché en privé son admiration pour Staline, seul homme à ses yeux à avoir su faire marcher au pas les « sous-hommes » slaves, et dont il enviait sa capacité de faire fusiller ses généraux contestataires. La social-démocratie, qu'il a qualifiée d'« aile modérée du fascisme », est considérée comme l'ennemi prioritaire, et toute entente même tactique avec elle est prohibée. Le sacrifice délibéré des industries de consommation et la pression exercée sur la classe ouvrière font que sous le Premier Plan, le niveau de vie des ouvriers soviétiques baisse de 40 %[41]. D'autres voient Staline avant tout comme un chef d'État russe, continuateur des tsars et incarnation des ambitions nationales de l'ancienne Russie. »[9]. Celles-ci avancent l'idée que la tâche des bolcheviks est de préparer la révolution socialiste, seule à même, selon Lénine, de donner le pouvoir au peuple et d'arrêter la guerre. Ils ne furent pas mis à peser sur la balance contre Hitler et furent traités avec une indifférence, pour ne pas dire un dédain, qui marqua l'esprit de Staline. De nombreuses interprétations contradictoires ont été suscitées par l'ampleur des crimes de Staline, mais aussi par celle des mutations qu'il a fait connaître à la Russie. Plusieurs autres hauts dirigeants, amis de Beria, sont exécutés en 1954. Sa fonction, apparemment technique, de secrétaire général du Comité central, sa qualité de membre du Politburo et de l'Orgburo, lui permettent de maîtriser un nombre croissant de leviers de pouvoirs, dont notamment la nomination de cadres du Parti : il peut ainsi placer ses fidèles aux postes-clé de l'appareil. Il s'évade le 13 septembre et retourne à Moscou. Ce nom restera jusqu'en 1990. Son dernier pseudonyme, Staline, apparaît pour la première fois le 25 janvier 1913 dans le journal La Pravda, le mot stal voulant dire acier en Russe[26]. À la mort de Staline, Vassili est interné quelque temps par Beria[150]. Cependant, son pouvoir absolu reste intact et même renforcé : chef du gouvernement depuis mai 1941, Staline se fait nommer commissaire à la Défense en août, « commandant en chef suprême » en juillet 1942, maréchal en 1943, généralissime en 1945. Les gardes déplacent Staline sur le canapé du salon avant de décider ce qu'il convient de faire. Successeur de Lénine, Joseph Staline a régné sans partage sur l'Union soviétique de 1929 à 1953. », « Un dirigeant mondial, TU L'AS ENCULÉ ! Mais au cours de l'été, Staline prend la décision de rétablir ce dernier à l'identique. Te voilà une liste d’opinions sur successeur de staline. Son vrai nom Joseph Vissarionovich Djougachvili qu'il changea en 1912 en prenant le pseudo de Jospeh Staline qui veut dire \"Homme d'acier\". Néanmoins, il reste difficile de concevoir, par exemple, pourquoi Staline aurait tant tenu à aligner les pays de l'Est, déjà sous sa coupe, sur le modèle soviétique, si ses ambitions impériales avaient été étrangères à toute adhésion profonde au projet révolutionnaire hérité du parti bolchevique. Leur collègue, Alexandre Zinoviev, est passé d'une critique sans concession du stalinisme à une critique non moins mordante de l'antistalinisme. Staline fait payer cet échec à Toukhatchevski durant les Grandes Purges[9]. Alors que les Alliés débarquent en Normandie et s'approchent des frontières occidentales de l'Allemagne, les Soviétiques qui affrontent dix fois plus de divisions nazies à l'est[réf. »[145]. Si sa date de naissance reconnue est le 21 décembre 1879, on retient également le 18 décembre 1878, jour indiqué sur son extrait de naissance. Dans la nuit du 1er au 2 mars, le chef de la garde convoque les principaux collaborateurs de Staline à la datcha, dont Khrouchtchev, Boulganine, Béria, Malenkov, qui découvrent alors Staline inconscient mais pas encore mort. Ils lui vouent un culte sans réserve, là où la précédente génération voyait davantage en Staline son patron ou un primus inter pares qu'un dieu vivant, et n'hésitait pas à le critiquer parfois avec loyauté mais franchise[44]. Pour obtenir « l'adhésion » totale de ses troupes, des équipes spéciales du NKVD sont chargées de mitrailler les soldats qui refluent vers l'arrière : cette technique a par exemple été expérimentée devant Moscou et à Stalingrad[réf. Staline a lui-même invité à interroger sa place dans la continuité de l'histoire russe, en se comparant volontiers aux despotes modernisateurs Ivan le Terrible et Pierre le Grand. Arrivé devant Varsovie, il laisse les Allemands, regroupés autour de la capitale polonaise après l'offensive soviétique, écraser l'insurrection de la capitale polonaise, entre le 1er août et le 2 octobre 1944. Son plus proche collaborateur Gueorgui Malenkov, averti de la situation, téléphone à Beria seul habilité à autoriser un médecin à s'approcher de Staline (il soupçonnait ses médecins de vouloir le tuer) mais le chef de la police politique est introuvable[69]. nécessaire]. Il se bat — plutôt bien — pendant la guerre et, grâce à son père, obtient d'importantes promotions. À la bataille de Koursk en été 1943, au cours de la plus grande confrontation de blindés de l'histoire, 500 000 hommes et 1 500 chars sont mis hors de combat. Il est également intermédiaire de nombre de communications de Lénine entre les deux révolutions ; en effet, les autres bolcheviks le considèrent moins intéressant pour la police[9]. Lénine, qui profite de ce travail pour évaluer Staline, lui accorde dès lors sa confiance. La récente biographie de Simon Sebag Montefiore, par exemple, met fréquemment en parallèle les comportements et la sociabilité du Staline des années 1930-1950 (et de ses amis) avec ceux hérités de la guerre civile. Joseph Vissarionovitch Djougachvili (Staline) (3 avril 1922 - 16 octobre 1952 [2]) : Secrétaire général du Comité central du Parti communiste (ou bolchévique) de toute l'Union puis Secrétaire général du Parti communiste de l'Union soviétique. Exécutant dévoué, Staline ne joue aucun rôle de premier plan dans la révolution d'Octobre mais il a l'habileté, depuis son adhésion, de s'aligner systématiquement sur les positions de Lénine. », « transformation radicale de son caractère […] tarissant en lui ses dernières sources de sensibilité, redoublant sa brutalité, sa jalousie et sa tendance à s’apitoyer sur lui-même », « son chouchou […] [j]e comprends maintenant que c’était un père très aimant », « Tout petit, cauteleux, peu sûr de lui, cruel, nocturne et d'une méfiance perpétuelle, Staline paraît tout droit sortir de la, « renommé pour son impénétrabilité de sphinx et sa modestie flegmatique », « sans doute à la suite d’un accident de voiture à cheval », « un homme différent suivant les moments », « inspecter et vérifier en cassant quelques gueules », « résout les problèmes alors que le Politburo se contente de gratter du papier ! L'écrivain dissident Alexandre Soljenitsyne avait effectivement mentionné l'existence d'un fils de Staline né en 1918, durant l'exil de Staline en Sibérie du Nord. Des travaux récents ont contesté la représentation traditionnelle d'un Staline grossier et inculte, terrorisant ses proches à coup de colères menaçantes. Remettre enfin Staline à sa place, en le rendant définitivement à l'Histoire, serait la meilleure façon de célèbrer l'anniversaire de la mort du tyran – survenue il y a tout juste soixante ans, le 5 mars 1953 –, estime un éditorialiste de Moscou. Même aujourd'hui, la critique de Staline n'est pas à l'ordre du jour en Chine populaire et encore moins en Corée du Nord, souvent considérée comme « le dernier régime stalinien de la planète ». Pendant les Grandes Purges, la belle-famille de Staline, après avoir partagé des années son quotidien au Kremlin, est arrêtée puis exécutée avec son accord : Aliocha Svanidze et sa femme Maria Svanidze seront fusillés en 1941. Vadim Erlikman, donne les estimations suivantes : En incluant les victimes de la famine on arrive à des chiffres de plus de 20 millions[122],[123],[124],[125],[126],[127],[128],[129]. Daniel Vernet. Le pouvoir oligarchique absolu est mis en place progressivement[33]. La mort de Georgui Malenkov Le premier successeur de Staline. Le rapport Khrouchtchev dénonce en premier lieu le culte de la personnalité. « Tout petit, cauteleux, peu sûr de lui, cruel, nocturne et d'une méfiance perpétuelle, Staline paraît tout droit sortir de la Vie des douze Césars de Suétone, plutôt qu'appartenir à la vie politique moderne. Il s'y heurte déjà à Léon Trotski, chef suprême de l'Armée rouge[28], qui défend le « recyclage » de ces spécialistes que Staline exécute dès qu’il en a l’occasion. Pour Trotski et les trotskistes, Staline est d'abord le représentant de la bureaucratie, qui a « trahi la révolution » en la privant de sa dimension internationale au profit du « socialisme dans un seul pays », et qui a liquidé l'héritage de Lénine ainsi que la vieille garde. Il précise que, « maladivement soupçonneux », Staline « avait à l’évidence des plans pour achever les anciens membres du politburo ». [31] » En dépit des vœux de Lénine et de sa famille, Staline le sacralise, le faisant embaumer et installer dans un mausolée provisoire sur la place Rouge[9]. La seconde femme de Staline, Nadejda Alliloueva, meurt le 9 novembre 1932. L'historien Guennady Kostyrtchenko affirme que Nikita Khrouchtcheva confié à un journaliste français en 1956 que Staline était mort après une « démarche résolue » d’un … Fervente orthodoxe, abandonnée par son mari, elle pousse son fils, « garnement des rues […] d’une intelligence exceptionnelle »[9], vers la prêtrise et finance difficilement ses études. Il fait en 1924 un récit élogieux de cette rencontre, une semaine après la mort de Lénine : « Lorsque je le comparais aux autres dirigeants de notre Parti, il me semble toujours que les compagnons de lutte de Lénine – Plekhanov, Martov, Axelrod et d’autres encore – étaient moins grands que lui d’une tête ; que Lénine comparé à eux, n’était pas simplement un des dirigeants, mais un dirigeant de type supérieur, un aigle des montagnes, sans peur dans la lutte et menant hardiment le Parti en avant, dans les chemins inexplorés du mouvement révolutionnaire russe […] [réf. Jugé en décembre 1953, il est condamné à mort et exécuté. Aujourd'hui, le jugement du peuple russe, pourtant parmi les premiers à avoir souffert des méfaits de Staline, est loin d'être unanime. Le couple a deux enfants : un fils, Vassili, et une fille, Svetlana Allilouieva. En 1961, le corps embaumé de Staline est retiré du mausolée de Lénine et Stalingrad devient Volgograd. Avant le début de la Seconde Guerre mondiale en Europe, l'URSS remporte deux batailles de frontières contre le Japon : la bataille du lac Khassan en 1938, puis la bataille de Khalkhin Gol en Mongolie en 1939. Coucher avec Lénine ne garantit pas automatiquement la compréhension du marxisme-léninisme. Molotov dit que les femmes « raffolaient de lui » et était impressionné par ses « succès » féminins. Stéphane Courtois, « Tout le symbole du mensonge totalitaire », Voir le préambule et l'art. La distance avec son père se creuse encore plus après son mariage avec un juif, Grigori Morozov, que Staline refuse de voir, ainsi que leur fils Iossif Morozov[151]. Mais il mesure aussi la persistance sourde des critiques à son encontre : il n'est réélu au Comité central qu'en dernier de la liste, son nom étant rayé plus d'une centaine de fois[43]. »[162]. On croit maintenant que cette interprétation est une exagération du rôle de Trotsky. C'était là la reprise du très vieux thème du bon tsar victime de ses mauvais ministres. À ses funérailles, Staline aurait confié à un ami que « cette créature adoucissait mon cœur de pierre. Après la mort de Lénine en 1924, il mène un jeu patient d'intrigues souterraines et d'alliances successives avec les diverses factions du Parti, et supplante un à un ses rivaux politiques, contraints à l’exil ou évincés des instances dirigeantes. L'Internationale cesse d'être l'hymne soviétique pour être remplacée par un chant patriotique qui mentionne son nom. Il tient compte, dans ses décisions et son comportement, de tout ce qui peut renforcer son autorité : il garde des vêtements reprisés au lieu de les changer, sachant que cet ascétisme « renfor[ce] son autorité naturelle »[178]. Ses propos provoquent l'ire des milieux patriotiques, conservateurs, communistes et nationalistes[103],[104],[105], ce qui conduit Zakharova à préciser qu'il ne s'agit en aucun cas pour elle de comparer de quelque manière que ce soit l'URSS de Staline et l'Allemagne nazie[102],[106]. L'écrivain Victor Astafiev avait une opinion similaire[95]. Cependant, Trotsky joua un rôle important dans la victoire des Soviétiques sur les Blancs pendant la guerre civile et fut une figure très importante dans le PARTI COMMUNISTE et rivalisait en prestige avec Lénine. Après une longue période de flottement, qui se solde entre autres par l'exécution du chef du KGB Lavrenti Beria, Nikita Khrouchtchev arrive à la tête du pays. Pendant la guerre civile, Staline noue des relations étroites avec la police politique, la Tcheka, notamment avec son fondateur et chef suprême, Félix Dzerjinski. En octobre 1916, l'armée rassemble tous les déportés de la région à Monastyrskoé. Ce chiffre s'élève à 1 800 000 déportés, parmi lesquels quelques centaines de milliers de décès dans les famines consécutives. Sa pratique politique et ses conceptions idéologiques sont désignées sous le terme de stalinisme. Joseph Staline (19 mars 1946 - 5 mars 1953) Gueorgui Malenkov (6 mars 1953 - 8 février 1955) Nikolaï Boulganine (8 février 1955 - 27 mars 1958) A la mort de Lénine en 1924, Staline poursuit son ascension en éliminant tout d’abord ses principaux adversaires comme Léon Trotsky qui est exilé en 1928. Celui-ci est éliminé, à la demande de Khrouchtchev, pour « activités criminelles et contraires au parti ». La prise des capitales, Moscou et Léningrad, qui seront protégées par des troupes d'élites, est, cette fois, exclue. La déportation continue de centaines de milliers d'opposants réels ou supposés, les emprisonnements arbitraires, et l'interdiction de toute contestation de la personne de Staline sont emblématiques de la période 1922-1953. En 1943, il l'oblige à rompre sa relation avec un cinéaste juif, Alexis Kapler, de vingt-quatre ans plus âgé qu'elle, et envoie celui-ci au Goulag. La terreur et la soviétisation accélérée s'abattent aussitôt sur ces territoires. Après la mort de Lénine, le 21 janvier 1924, le comité central du Parti communiste (bolchevik) décide de garder secret le Testament de Lénine (janvier 1923) recommandant d’écarter Staline mais ne désignant pas de successeur. La plupart des staliniens considèrent que ce sont des Juifs qui ont incarné les tendances les plus internationalistes du marxisme (Trotsky, Rosa Luxemburg, Zinoviev, Kamenev, etc.) Le point culminant de l'URSS reçoit le nom de « pic Staline ». Les tensions empirèrent avant son suicide ; Staline confia par exemple à Khrouchtchev qu’il lui arrivait de s’enfermer dans une pièce pendant que Nadia hurlait et tambourinait à la porte : « Tu es un homme impossible. Toi aussi, tu as la possibilité d’exprimer ton opinion sur ce thème. Simon Sebag Montefiore dit quant à lui qu’il est « de petite taille (1,67 m), râblé, la démarche pesante mais rapide, les pieds tournés en dedans » et qu’il était « renommé pour son impénétrabilité de sphinx et sa modestie flegmatique »[9]. Ils parviendront néanmoins à recruter un certain nombre de partisans, par exemple l'armée Vlassov, une division SS ukrainienne ; ainsi, des maquis anti-communistes subsisteront en Ukraine jusqu'à l'été 1946 et d’anciens SS ukrainiens rejoindront l'Armée insurrectionnelle ukrainienne — l'UPA — en lutte contre l'Armée rouge jusqu'en 1948, et dans une moindre mesure jusqu'en 1954 pour ses derniers éléments. À Winston Churchill, Staline dira que la collectivisation représenta pour lui une épreuve « pire que la guerre ». Choqué par le suicide de sa mère (il a alors 13 ans) et marqué par son enfance très particulière dans un foyer familial gardé par les agents du NKVD, Vassili est un adolescent dissolu et fugueur, travaillant mal à l'école, puis s'adonnant vite à l'alcoolisme. En 1939, à l'arrêt des Grandes Purges — autrement appelée la Grande Terreur d'autant que, selon les calculs de Nicolas Werth, elles ont frappé à 94 % des non-communistes — Staline a éliminé les dernières sphères d'autonomie dans le parti et la société, et imposé définitivement son culte et son pouvoir absolu. Après un mariage raté avec Zoïa Gounina, fille d’un pope, Iakov tenta même de se suicider[137] avec une arme à feu à cause de l'incroyable dureté de son père envers lui, mais il ne fit que se blesser, Staline se contentant de déclarer : « Dire qu’il n’a même pas su viser juste. À cette période, sa famille habite au 10 de la rue de la Cathédrale à Gori[10]. Au retour il passe par l'Allemagne où il rencontre Lénine à Leipzig. La famille Kaganovitch a également démenti l’existence de cette Rosa[135]. Des organisations communistes anti-staliniennes se créent à partir des années 1920. La victoire se paye au prix de millions de morts : environ 21 000 000 morts — 13 millions de civils et 8 millions de militaires[60] — ; le total de 27 millions sera même annoncé à l'époque de la Perestroïka. n'ont connu que Staline et lui doivent tout. En pleine offensive allemande de 1941, Staline détourne aussi des forces importantes du front pour faire déporter intégralement les Allemands de la Volga, descendants de colons installés au XVIIIe siècle. Cette politique, conjuguée à la répression sévère des mouvements critiques qui s’affirment dans le bloc de l’Est (manifestations de Berlin en 1953 en RDA ; maintien du schisme yougoslave), détermine la chute de Beria. En outre, les destructions matérielles en URSS sont gigantesques, les pires subies par un belligérant dans ce conflit. Selon le garde du corps de Staline Alexandre Rybine, c'est l'officier de sécurité Piotr Lozgatchev qui force la porte et trouve Staline tout habillé (son pantalon de pyjama trempé d'urine[66]), allongé sur le tapis, inconscient, frappé par une attaque cérébrale, vraisemblablement peu de temps après le départ de ses collaborateurs[68]. Il s’évade six fois, notamment en 1904, année où il adhère à la faction bolchevique du POSDR. En novembre 1912, Staline séjourne à Cracovie, où il retrouve Lénine. Le 6 décembre 1941, l'Armée rouge stoppe des Allemands à bout de souffle parvenus à seulement 22 km de la capitale ; puis au cours de l'hiver, elle les repousse à plus de 200 km à l'ouest. En particulier un petit-fils, Evgueni Djougachvili, colonel en retraite, qui s'est manifesté en juillet 2009 en assignant en justice un journal de Moscou auquel il reprochait d'offenser la mémoire de son grand-père, mis en cause dans un article pour avoir ordonné en 1939 l'exécution des officiers polonais prisonniers à, Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes, Président du Conseil des ministres d'URSS, Président du Conseil des commissaires du Peuple d'URSS, Secrétaire général du Comité central du Parti communiste de la RSFSR puis de l'URSS (bolchévik), Présidents du Conseil des Ministres d'URSS, Dirigeants du Parti communiste de l'Union soviétique, Union des républiques socialistes soviétiques, coopération économique entre les deux pays, relations économiques entre l'Union soviétique et l'Allemagne nazie, République socialiste soviétique de Moldavie, effondrement des régimes d'Europe de l’Est, Théâtre académique central de l'Armée russe, Stalinisme et nazisme, histoire et mémoires comparées, Jean-Jacques Marie, Staline (compte-rendu), Académie des sciences morales et politiques, Comment les Russes jugent ceux qui ont dirigé leur pays au, Ответ представителю МИД России Марии Захаровой // Злоба дня, The Ukrainian Terror-Famine of 1932-1933 : Revisiting the Issues and the Scholarship Twenty Years after the HURI Famine Project, « Documented Homicides and Excess Deaths: New Insights into the Scale of Killing in the USSR during the 1930s », Lettre de la famille Kaganovitch au journal, Evgueni Djougachvili, le petit-fils de Staline offensé, Le Marxisme et la question nationale et coloniale, Réseau des bibliothèques de Suisse occidentale, Président du Conseil des commissaires du peuple, Transferts de populations germano-soviétiques, Crimes de guerre de l'Armée rouge pendant la Seconde Guerre mondiale, Politique anti-religieuse soviétique (1928-1941), Répressions soviétiques des citoyens polonais, Controverse sur les plans d'offensive soviétiques, Accord en 17 points sur la libération pacifique du Tibet, Insurrection de juin 1953 en Allemagne de l'Est, Occupation de la République dominicaine par les États-Unis, Mouvement du 30 septembre 1965 en Indonésie, Invasion de la Tchécoslovaquie par le Pacte de Varsovie, Conflit frontalier sino-soviétique de 1969, Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, Coup d'État du 11 septembre 1973 au Chili, Traités Salt sur la limitation des armements stratégiques, Incident du peuplier dans la Joint Security Area, Coup d'État du 12 septembre 1980 en Turquie, Traité INF sur les forces nucléaires à portée intermédiaire, Révolution démocratique de 1990 en Mongolie, Conférences de la guerre froide en Europe (1945-1955), Liste des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, Traités internationaux de la guerre froide, Organisation du traité de l'Atlantique Nord, Dissuasion et prolifération nucléaires pendant la guerre froide, Forces armées de l'OTAN et du Pacte de Varsovie, Liste des traités de contrôle et de limitation des armements, Histoire du renseignement soviétique et russe, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Joseph_Staline&oldid=177684357, Secrétaire général du Parti communiste de l'Union soviétique, Membre du premier Conseil des commissaires du peuple, Chef du gouvernement de l'Union soviétique, Chef d'État ou de gouvernement de la Seconde Guerre mondiale, Personnalité de l'année selon Time Magazine, Personnalité ayant donné son nom à une ville, Titulaire de la médaille pour la Défense de Moscou, Récipiendaire de l'ordre de Souvorov, 1re classe, Personnalité inhumée dans la nécropole du mur du Kremlin, Personnalité dont la mort a fait l'objet d'obsèques nationales, Personnalité historique dans les aventures de Corto Maltese, Page utilisant une image multiple avec des images redimensionnées automatiquement, Article contenant un appel à traduction en russe, Article contenant un appel à traduction en anglais, Page utilisant plus de deux colonnes de références, Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata, Article de Wikipédia avec notice d'autorité, Page pointant vers des dictionnaires ou encyclopédies généralistes, Page pointant vers des bases relatives aux beaux-arts, Page pointant vers des bases relatives à l'audiovisuel, Page pointant vers des bases relatives à la bande dessinée, Page pointant vers des bases relatives à la musique, Page pointant vers des bases relatives à la recherche, Portail:Époque contemporaine/Articles liés, Portail:Seconde Guerre mondiale/Articles liés, Portail:Relations internationales/Articles liés, Portail:Biographie/Articles liés/Politique, Portail:Biographie/Articles liés/Culture et arts, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, Rapport sur le culte de la personnalité et ses conséquences, présenté au. Or Kirov était alors le plus populaire des dirigeants soviétiques et, élu avec le plus grand nombre de voix au Comité central, constituait dès lors une alternative potentielle au poste de secrétaire général occupé par Staline (le plus mal élu de tous les candidats). Tu peux également retrouver des opinions sur successeur de staline et découvrir ce que les autres pensent de successeur de staline. Il préfère dormir sur un sofa que dans un lit — comparant cette habitude spartiate à celles de Nicolas Ier —[176], s’agace d’être surnommé le « maître » — khozaïn — par ses subordonnés[177] et, lorsqu’il découvre que de nouveaux meubles ont été installés dans son appartement, réagit avec colère, exigeant que les meubles soient enlevés et le responsable puni[178]. Sa mort aurait profondément affecté Staline, qui n’aurait jamais réellement fait son deuil : il se serait reproché, jusqu’à sa mort, de n’avoir pas été présent pour elle[146]. Toi aussi, tu as la possibilité d’exprimer ton opinion sur ce thème. La Russie, premier exportateur de céréales du monde sous les tsars, devient pays importateur. Le fruit de cette rencontre est un article expliquant la position du parti bolchevique sur le problème des nationalités. Pour soigner ses maux qui le complexaient, il prenait régulièrement les eaux comme les autres dirigeants, avec lesquels il échangeait très souvent des informations sur sa santé et ses cures[180]. Rapidement, le jeune Djougachvili devient athée[13] et commence à se montrer rebelle à l'autorité du séminaire. Il brise aussi les réseaux clientélistes et les fiefs géographiques ou ministériels que se sont constitués les membres du gouvernement et du Politburo, ou bien, à tous les échelons, les responsables du Parti et les chefs de Goulag. », « Un vrai bolchevik ne devrait pas avoir de famille parce qu'il devrait se donner totalement au Parti. » — ; il avait conservé de son passé de conspirateur une mémoire prodigieuse et travaillait fréquemment jusqu'à 16 heures par jour[163]. Je propose donc aux camarades d’étudier un moyen pour démettre Staline de ce poste et pour nommer à sa place une autre personne qui n’aurait en toutes choses sur le camarade Staline qu’un seul avantage, celui d’être plus tolérant, plus loyal, plus poli et plus attentif envers les camarades, d’humeur moins capricieuse, etc. »[169]. Il veille également jalousement à la santé des autres dirigeants, les forçant à prendre les eaux et à se reposer[180]. 2 d'une loi signée par, Ведомости Съезда народных депутатов и Верховного Совета Российской Федерации. En 1938, Staline est furieux que son pays n'ait pas été convié à la conférence qui décide des accords de Munich (30 septembre) et craint une entente des Occidentaux avec Hitler contre l'URSS. À l'intérieur, le culte de la personnalité du Vojd (« Guide ») atteint son ampleur maximale, culminant à son 70e anniversaire en 1949. À partir de 1929, l'importance du GOSPLAN (Государственный плановый комитет, créé par Lénine — décret du Conseil des Commissaires du Peuple en date du 21 février 1921) s’accroît en raison de l'organisation de la planification économique sur une base désormais quinquennale[40].